Cinéma

Les visionnages de Pâques

Le récent week-end de Pâques, en plus d’être long, aura été l’occasion de me faire un (petit) marathon de visionnages comme je les aime. Et comme d’habitude, je ne pouvais pas résister à l’envie d’en causer un peu ici 🙂

  • Mon inconnue – Hugo Gélin (2019)

7b8e8a7_5zFIcssE84-rcNUhk8ra4jHD.jpgBon, pour être complètement honnête, je n’avais pas du tout envie d’aller voir ce film. La faute à l’équation « histoire d’amour – comédie française » qui me faisait sérieusement tiquer. Mais l’occasion s’est présentée, et je me suis dit après tout pourquoi pas !
Et bien les enfants, ce fut une excellente surprise ! Alors Mon inconnue, de quoi ça cause ? 

Raphaël et Olivia sont sur le(s) banc(s) – celles et ceux qui ont vu le film comprendront l’usage des parenthèses – du lycée quand ils se rencontrent. Ils tombent d’ailleurs « amoureux dans les pommes » le jour même, jour qui marquera le début d’une belle histoire au cours de laquelle ils se marieront, partiront en vacances, profiteront de chaque instant… Période riche en beaux et bons moments qui marquera aussi le succès  de Raphaël, qui devient un auteur de best-seller, toujours soutenu par Olivia qui mettra, quant à elle, son talent de pianiste entre parenthèses.  Bref, la vie est belle, les gens sont beaux. Jusque là on se dit qu’on a tous les ingrédients pour la romance de base.
SAUF QUE.
317315.jpgUn matin, Raphaël se réveille dans une autre réalité. Dans cette nouvelle vie, il découvre qu’il n’a jamais rencontré Olivia, que cette dernière est une pianiste de renommée mondiale… et qu’il n’a, par contre, jamais réalisé son rêve de devenir écrivain. Il est donc prof de lettre dans le collège où exerce également Félix, son meilleur ami et partenaire de toujours. Dès lors il ne sera obsédé que par une chose : reconquérir Olivia et retourner dans sa vraie vie.

Ce que je retiendrai avant tout de cette séance de cinéma, c’est que j’ai beaucoup ri, et de bon cœur ! J’y allais pourtant un peu un reculons, mais je dois bien avoué que j’ai vraiment passé un très bon moment, et que j’ai savouré avec plaisir chacune des situations. Mention méga archi spéciale pour Benjamin Lervernhe, qui était déjà très drôle dans Le sens de la fête, et qui est pour moi l’atout majeur de Mon inconnue !

  • Bienvenue à Marwen – Robert Zemeckis (2019)

Passons maintenant à un film que j’avais regretté d’avoir loupé en salles : Bienvenue à Marwen, de Robert Zemechis.

Ce film, c’est l’histoire de Mark Hogancamp. Nous sommes un soir d’avril 2000 lorsque ce dernier est sauvagement agressé à la sortie d’un bar par plusieurs hommes. Après plusieurs jours de coma, une longue convalescence ainsi qu’une période de rééducation, Mark fini par rentrer chez lui. Malheureusement, et comme on peut s’en douter, il ne 2494_tp2_00009.jpgressort par indemne de cette soirée. En effet, même s’il est physiquement « remis », il est psychiquement très affaibli : autrefois dessinateur de talent, il peine désormais à tenir un stylo, éprouve beaucoup de difficultés à lire, est très angoissé, et surtout, il n’a plus aucun souvenir ou presque de sa vie d’avant l’agression. Alors, en guise de thérapie, il se lance dans la construction de Marwen, la réplique d’un village belge durant la Seconde Guerre mondiale. Là, il met en scène et photographie des poupées habitants Marwen en les identifiant à ses proches, ses agresseurs ou lui-même.

Robert-Zemeckis-Dans-Bienvenue-a-Marwen-je-montre-que-l-art-aide-a-guerir.jpgBon, ce que je peux dire c’est que, de mon point de vue, le film de Robert Zemeckis est visuellement déroutant. En effet, chaque poupée a vraiment les traits des actrices et acteurs qui les interprètent. Ce qui est à la base une photo devient, dans l’esprit de Mark et sous nos yeux, un scène à part entière, une aventure à elle toute seule. Et toutes ces aventures seront en fait l’exutoire de Mark pour vaincre ses démons et tenter de recouvrer la mémoire.
Au delà de cette mise en scène audacieuse (et réussie, selon moi), il y a aussi et surtout l’interprétation de Steve Carell, qui est, une fois de plus parfait. Il a cette manière de rester très humble tout en laissant transparaître une palette d’émotions très large qui est remarquable.
Si vous souhaitez en savoir plus sur l’histoire de Mark Hogancamp, je vous invite à aller faire à tour sur son site. J’en profite également pour rajouter ce lien vers le portrait de Steve Carell qu’a fait Brain Magazine en février dernier.

  • Dumbo – Tim Burton (2019)

Je redoutais tellement cette adaptation… Tim Burton adaptant l’un des classiques Disney. 1077611.jpgRien qu’avec cette phrase, on était en droit d’avoir mal.
Maaais que voulez-vous, je suis faible ! Malgré plusieurs déceptions, je conserve pour Tim Burton une tendresse particulière, une curiosité de gamine pour son univers. Et puis, même si ce n’est pas celui que j’ai le plus vu, Dumbo reste un classique enfance. Alors voilà, je suis allée au cinéma… et j’ai adoré ce que j’y ai vu !

Pour être tout à faire honnête, cela fait vraiment des années que je n’ai pas vu le Dumbo disneysque, du coup je n’en gardais qu’un souvenir très vague (et un peu effrayant je l’avoue) (ce passage psychédélique avec les éléphants dans les bulles de savon était très impressionnant pour la petite fille que j’étais à l’époque de mon dernier visionnage). Bref, tout ça pour dire que je me suis assise dans mon siège sans avoir non plus des attentes bien précises, juste avec l’envie de redécouvrir un film dont le souvenir restait un peu flou dans ma mémoire.

dumbo-trailer-italiano-ufficiale-hd-1280x720-e1542496463983Je n’ai pas vraiment regardé ce que disaient les critiques, puristes ou non, que ce soit avant ou après la séance. Pour ma part, j’ai passé un chouette moment, bercée par la patte de Burton que j’affectionne encore, qui a su se fondre avec finesse dans l’univers initial, tout en tirant son épingle du jeu. Le casting fait le job, mention particulière à la jeune Nico Parker que j’ai trouvé particulièrement juste et presque hypnotique dans sa manière de mettre en exergue la sensibilité de son personnage.

  • Green Book, Sur les routes du Sud – Peter Farrelly (2019)

On termine cette petite session cinoche avec mon dernier visionnage en date : Green Book, sur les routes du Sud.

Nous sommes en 1962, à Manhattan. Tony Vallelonga, dit Tony Lip, vit dans le Bronx avec sa femme, Dolores, et leurs deux fils. Pour subvenir aux besoins de tout ce petit monde, Green-Book-sur-les-routes-du-sud-de-Peter-Farrelly-la-critiqueTony enchaîne les petits boulots plus ou moins légaux. Un jour, le bar dans lequel il est videur depuis un petit moment ferme ses portes  et il est contraint de chercher à nouveau du travail. C’est là qu’il entend parler d’une offre d’emploi pour être le chauffeur d’un docteur. Ni une, ni deux, le voilà à passer un entretien d’embauche… au cours duquel il découvrira que le Dr Don Shirley est en fait un pianiste de renommée mondiale… et qu’il est Noir. Dans un pays où la ségrégation raciale règne en maîtresse sur la société, autant vous dire que Tony n’est pas exempté de préjugés plus ou moins puants et qu’il hésitera un poil avant d’accepter le job.

D’ailleurs le job c’est quoi ? Et bien c’est tout simplement conduire Don Shirley pour une tournée jusqu’au Sud profond des États-Unis (un endroit bien bien rigolo à cette époque donc). Ils vont donc prendre la route pour un périple de deux mois, au cours duquel ils seront confrontés à tout ce que l’humain sait faire de pire et méprisable. Pendant 8 semaines, ils s’appuieront sur le Green Book, le « petit guide du voyageur Noir », pour dénicher les établissements qui accueilleront Don Shirley sans faire d’histoires (comprendre : sans le tabasser à mort).

158320-1534269176Cette histoire vraie ici transposée au cinéma nous permet d’assister à la rencontre entre deux hommes que tout oppose (et pas que dans leur couleur  de peau) et d’observer l’évolution de leurs relations et la création du lien indéfectible qui les unira jusqu’à la fin de leur vie.

Pour servir ce très beau film, quoi de mieux qu’un très beau casting ? Viggo Mortensen n’a plus rien à me prouver depuis bien longtemps, mais je dois dire que je suis toujours surprise de découvrir à quel point cet homme peut tout jouer avec un talent déconcertant. Et que dire de Mahershala Ali ? J’avais une vague connaissance de sa filmographie mais Green Book aura fini de me convaincre de vraiment suivre cet acteur. Si Viggo Mortensen fait (très bien) le job, Mahershala Ali crève littéralement l’écran par sa justesse, son charisme, son sourire (parfois), son regard, sa prestance, bref : tout simplement son talent.

Un très beau film, bourré d’humanité, que je recommande vivement !

Le Joli

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11 réflexions au sujet de “Les visionnages de Pâques”

    1. Aaaah contente de voir ton commentaire (avec 32 ans de retard ahaha) ! Je suis ravie de savoir qu’on se retrouve dans la découverte de ces films là en tout cas 🙂

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  1. Je ne suis pas du tout une cinéphile (mais genre vraiment pas) mais quand t’as dit Viggo Mortensen, je me suis dit que j’aimerais bien le voir ailleurs que dans Le Seigneur des anneaux…

    Aimé par 1 personne

        1. Ahahaha vous me faites rire ! Effectivement je te conseille aussi Captain Fantastic (que tu as peut-être déjà vu depuis cet échange de commentaires remarque ?). Et puis tant qu’on est, j’avais aussi beaucoup aimé La Route et Appaloosa (dans des styles très différents). Mais bon, il y a tellement de films que je dois découvrir dans sa filmo !

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